La dernière intervention d'Etienne Rivier, Municipal, au-devant du Conseil communal

Monsieur le Président du CC,

Madame la Syndique, 

Mesdames et Messieurs les Conseillers communaux,

Messieurs les Conseillers municipaux, 

Mesdames et Messieurs les invités, représentant de la presse ou Téléspectateurs, Mesdames et Messieurs les  Veveysan(ne)s,

Pour la dernière fois je m’adresse à vous en tant que conseiller municipal, fonction que j’occupe depuis 9 ans.

En janvier lorsque j’ai annoncé mon départ, j’ai précisé que durant mes six derniers mois je tenterai de faire avancer au moins quatre dossiers :

  • Le parking au nord de la Gare, 
  • La Veyre Derret,
  • Le dossier REVE à propos du moratoire,
  • Les comptes 2019 ainsi que l’amorce du processus budgétaire 2021.

Pour le parking au nord de la Gare, nous avons reçu tout récemment une confirmation de l’intention des opposants à persister dans leur opposition au projet d’un parking de plus de 320 places, 

Pour la Veyre Derret, nous aurez à vous prononcer en septembre

Pour le dossier REVE, je rappelle que le moratoire visait à ne pas augmenter la participation des parents et de la bloquer à 30% ; la DJEFS et votre serviteur, mandaté par la Municipalité ont  plaidé lundi 15 juin 2020 pour   prolonger ce délai jusqu’au 31.12.2021, le temps de définir une fois pour toute la gouvernance du Réseau REVE et de comparer t les charges et les dépenses  entre les partenaires du réseau. Les représentants « politiques » du comité ont rendez-vous le 1er juillet pour en parler.

Pour les comptes, révisés par notre organe de contrôle, ils ont été acceptés à l’unanimité par la COGEST, vous aurez à les discuter en septembre, par ailleurs notre nouveau chef des finances s’est attelé aux directives budgétaires, premier élément du processus dans l’élaboration du budget.

Je pense avoir ainsi rempli au moins partiellement le mandat que je m’étais proposé d’accomplir dès janvier de cette année.

Le regard que je porte sur ces 9 ans m’amène à partager avec vous quelques remarques : 

J’ai eu la chance d’être responsable au grès de divers « flottements », pour utiliser un euphémisme, de la direction de  plusieurs dicastères au cours de ces neuf ans, et j’ai ainsi acquis une vue générale du fonctionnement de la ville de Vevey.

Par ailleurs tout municipal a l’occasion de rencontrer ses collègues des communes voisines que ce soit en bilatéral ou dans le cadre des structures intercommunales. Et par là il peut élargir ses connaissances à l’échelle de la région.   

Vous l’avez compris cette appréhension générale de Vevey et sa région donne une dimension passionnante à cette fonction de municipal. 

Je ne nie pas un certain nombre de difficultés qui, il faut bien le reconnaitre, relèvent souvent   de problèmes relationnels, eux-mêmes secondaires à des positions rigides. Or le municipal, s’il doit avoir une certaine dose d’utopie, s’il doit croire en un projet, et le défendre, doit en même temps se rappeler que notre système politique fonctionne sur la délibération et la recherche de compromis. Sans le respect de cette règle, c’est la guérilla ou la guerre civile. 

Il est temps pour moi d’adresser des remerciements : 

Je souhaite, vous le comprendrez aisément, remercier en premier Catherine Rivier : elle a partagé mes réussites et mes déceptions, et peut-être ma mauvaise humeur – rarement ! -, avec un esprit critique, mais qui en toute occasion m’a permis de prendre de la distance. Ce compagnonnage durant ces 9 années a été essentiel. Aussi la question se pose pour notre couple :  de quoi donc allons-nous parler par la suite ?

Je n’arriverai pas à vous remercier tous nommément mais pourtant j’aimerai parler de ceux avec qui j’ai été régulièrement en contact pour le meilleur et le pire :

D’abord citer la municipalité, sa syndique Elina Leimgruber, ses municipaux, ses secrétaires, son responsable de la communication. Tous les jeudi matin puis tous les lundi matin, hormis les vacances, durant 9 ans, nous avons partagé quatre à cinq heures de discussion. 

Puis toutes et tous les chef(fes) de service : personnalités engagées, tenaces, demeurant fermement à la tête de leurs services, ils ont tenu le coup malgré les « affaires », et en dépit d’une réelle souffrance pour certains d’entre eux, ce que je déplore profondément.

Je voudrai aussi remercier toute l’administration, tout particulièrement durant la FEVI pendant laquelle chacun a su prendre sa part, rivaliser d’intelligence pour trouver des solutions, et, comme j’ai eu l’occasion de le dire, de trouver du plaisir à son travail.

Je dois une mention particulière à trois services :

Je vis avec l’équipe de Finance depuis 9 ans : Finance m’a été confié en 2011, avec cette phrase du chef du village de l’époque : t’as pas le choix, c’est le seul dicastère qui reste ! peu familier avec ce secteur, j’ai dû tout apprendre grâce à cette équipe, qu’elle soit vivement remerciée ! 

J’ai acquis une bonne connaissance d’ASR grâce à l’accueil du concepteur de cette plateforme M. Francey puis de son successeur M. Pilloud, auxquels j’associe tous les membres de l’état-major. ASR est une interface régalienne entre des besoins basiques de la société, par exemple le sentiment de sécurité et des prestataires comme la police, l’ECA, le service des ambulances ou la protection civile. Le travail des collaborateurs sur le front est assurément très exposé,  j’ai beaucoup de respect pour ce que chacun accomplit.

Enfin dans la dernière partie de mon mandat j’ai découvert une autre interface entre les besoins des familles, des jeunes, des écoles ou des clubs sportifs et une gamme de prestations voulues par la Municipalité tout ceci dans le cadre de la DJEFS. La ville de Vevey peut être fière de ce qu’elle entreprend pour les plus jeunes, les problèmes à résoudre sont extrêmement variés qui vont d’un détail domestique à une réflexion sur la politique familiale en passant par la chute d’une pierre. Le défi c’est de contenter chacun. Bravo à cette équipe et à sa cheffe. 

Je ne terminerai pas ces remerciements sans saluer mon parti, même si nos rapports ont souvent été difficiles, il n’en demeure pas moins que nous avons su préserver nos valeurs communes, à propos de la responsabilité individuelle, de la libre entreprise, et plus généralement du vivre ensemble 

En conclusion, je souhaite pour Vevey d’être  en paix, c’est le premier point et le plus important, en évitant l’extrémisme, c’est-à-dire les positions idéologiques rigides, monoïdéique ou doctrinaires qui sont les pires, en effet grâce à la paix nait la civilisation et le bien-être, je souhaite que Vevey continue à se développer, de façon harmonieuse, et dans le respect de tous ces habitant(e)s, de grands travaux nous attendent.

Merci de votre attention, bon été, Etienne Rivier.

Vevey, ce 18 juin 2020.