Personne ne conteste l’importance de conditions salariales dignes. Le débat porte en réalité sur les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir, et sur les conséquences qu’un salaire minimum cantonal pourrait avoir pour l’emploi, la formation et l’activité économique. Le contre-projet répond précisément à cet objectif en introduisant un salaire minimum cantonal tout en préservant les mécanismes qui font la force du modèle suisse : le dialogue entre employeurs et employés, les conventions collectives de travail et la prise en compte des réalités propres à chaque branche.
Les deux initiatives imposeraient un système uniforme qui ne tient aucun compte des spécificités des PME, des commerces de proximité, de la restauration, de l'artisanat ou encore de l'hôtellerie. Dans un contexte marqué par l'augmentation des coûts et des charges administratives, cette approche affaiblit des secteurs déjà fortement sous pression.
« Introduire un salaire minimum uniforme sans tenir compte des spécificités de chaque branche rigidifie un système qui fonctionne aujourd’hui de manière plus fine et plus ciblée. », Florence Bettschart-Narbel, présidente du PLR Vaud
Préserver les conventions collectives et les perspectives pour les jeunes
Le contre-projet offre au contraire une réponse pragmatique. Il permet d'introduire un salaire minimum là où cela est nécessaire tout en faisant primer les conventions collectives négociées entre partenaires sociaux. Cette approche protège également les acquis obtenus dans les CCT, tels que le 13e salaire, les vacances supplémentaires, les formations professionnelles ou encore les congés parentaux. Il prévoit aussi des exceptions, notamment pour les jobs d’étudiants ou les stages.
Comment voter correctement le 14 juin ?
Les partis de centre-droite recommandent aux électrices et aux électeurs de :
- Voter NON à l'initiative constitutionnelle ;
- Voter NON à l'initiative législative ;
- Voter OUI au contre-projet du Grand Conseil ;
- Choisir le contre-projet à la question subsidiaire.
Le 14 juin, les Vaudoises et les Vaudois ont l'occasion de soutenir une solution équilibrée qui protège les travailleurs tout en préservant les emplois, l'apprentissage et le partenariat social. Refusons les initiatives excessives et choisissons la voie du bon sens et du compromis vaudois.